Les violences envers les femmes et les enfants

Quelques chiffres sur la violence envers les femmes

Selon l’Organisation des Nations Unies (ONU), 70% des femmes sont victimes de violences:

« Jusqu’à 70 pour cent des femmes sont victimes de la violence au cours de leur vie. Selon les données de la Banque mondiale, le viol et la violence conjugale représentent un risque plus grand pour une femme âgée de 15 à 44 ans, que le cancer, les accidents de la route, la guerre et le paludisme réunis. » Violence à l’égard des femmes : état des lieux

Dans un communiqué de presse du 24 novembre 2009, le Conseil de l’Europe annonce que la première cause de mortalité pour les femmes âgées de 19 ans à 44 ans est la violence domestique : Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes

Amnesty International fait régulièrement des campagnes sur le thème de la violence conjugale. Par exemple, celle de 2011 : 1 femme sur 5 vit avec un criminel. Stop à la violence conjugale

Amnesty - une femme sur cinq

Campagne Amnesty International

L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) considère que la violence des hommes envers les femmes et les filles est un problème de santé publique. Voici le texte de l’affiche d’une grande campagne de l’OMS sur ce thème :

« Les femmes et les petites filles sont plus exposées à la violence des hommes de leur entourage, en particulier au sein de la famille. Le viol et la torture sont utilisés comme arme de guerre. La violence contre les femmes a des conséquences graves sur leur santé mentale, physique et sexuelle. La violence contre les femmes est un problème de santé publique. On peut l’empêcher. » (affiche téléchargeable au bas de cette page : OMS – Santé des femmes)

 OMS - violence femmes et filles

Campagne OMS

Quelques chiffres sur la violence sexuelle envers les enfants

La violence sexuelle envers les enfants, notamment l’inceste, est considérée comme l’arme de la domination masculine.

Anthropologue et chargée de recherche au CNRS, Dorothée Dussy travaille actuellement sur la dimension empirique de l’inceste : Le berceau des dominations. Anthropologie de l’inceste. Livre 1

Sociologue et chercheuse au CRNS, Marie-Victoire Louis a travaillé sur les questions des violences sexuelles à l’encontre des femmes, notamment la prostitution et les violences sexuelles au travail. Suite à ses recherches, Marie-Victoire Louis a écrit en avril 1993 un texte dans lequel elle décrit l’universalité de l’inceste : L’universalité de l’inceste

Pour les enfants, le Conseil de l’Europe annonce que 1 enfant sur 5 est abusé sexuellement (20 % des enfants) :

Campagne du Conseil de l’Europe contre la violence sexuelle à l’égard des enfants : « Environ un enfant sur cinq en Europe serait victime de violences sexuelles. On estime que dans 70 à 85 % des cas, l’auteur des violences est connu de la victime. »

Campagne UN sur CINQ du Conseil de l’Europe

Convention du Conseil de l’Europe sur la protection des enfants contre l’exploitation et les abus sexuels (entrée en vigueur le 1er juillet 2010)

UN sur CINQ – La campagne du Conseil de l’Europe contre la violence sexuelle à l’égard des enfants

Interpol précise que la pédocriminalité se passe essentiellement au domicile ou dans la famille :

« La pédocriminalité est une forme de criminalité « locale », les infractions qui en relèvent étant essentiellement commises au domicile ou dans la famille de la victime. » (Interpol)

Le CRIFIP (Centre de recherches internationales et de formation sur l’inceste et la pédocriminalité) précise que 96,3 à 99 % des délinquants sexuels sont des hommes.

« Les auteurs d’infractions sexuelles sont essentiellement des personnes de sexe masculin. Diverses études concernant les auteurs majeurs obtiennent des résultats de l’ordre de 96.3% à 99% de faits commis par des hommes. Quant aux auteurs mineurs, les pourcentages sont très similaires. » (Qui sont les délinquants sexuels et pourquoi le sont-ils devenus ? )

Donc : 1 enfant sur 5  (20 %) est abusé sexuellement, le plus souvent par un(des) homme(s) de sa famille (père, oncle, grand-père, etc.) ou un(des) homme(s) proche(s). Les enfants abusés sexuellement sont approximativement 34% des filles (1 fille sur 3) et 11% des garçons (1 garçon sur 10), et les agresseurs sont majoritairement (2 sur 3) un membre de la famille, selon une enquête reprise dans plusieurs ouvrages de référence.

« Une enquête pratiquée sur 1116 élèves des écoles de Genève, sous forme d’un questionnaire anonyme, a montré que 33,8 % des filles et 10,9 % des garçons disaient avoir subi au moins une agression sexuelle. Dans 2/3 des cas, la victime connaissait son agresseur qui était un membre de la famille. » (Martine Nisse: « L’enfance victime. Faire face aux violences » et le psychiatre/victimologue Dr. Gérard Lopez « Enfants violés et violenté. Le scandale ignoré », etc.)

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