La psychanalyse dévoilée : autisme et théorie sexuelle

Sophie Robert est productrice, réalisatrice et auteure d’une série de documentaires critiques sur la psychanalyse. Voici les deux premiers volets de cette série :

– « Le mur ou la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme », un film consacré à la conception psychanalytique de l’autisme (sorti en septembre 2011) ;

– « La théorie sexuelle », un film consacré aux théories sexuelles psychanalytiques (sorti en septembre 2012).

« Sophie Robert (…) critique la vision freudienne de la femme comme « sexuellement psychogène ». Depuis quatre ans, elle enquête en anthropologue sur les pratiques des psychanalystes « orthodoxes », finalement assez peu connues du grand public et qu’elle juge « dogmatiques » : « Je pensais faire un travail plus nuancé au début. Mon but était de dresser un état des lieux de la psychanalyse, de leur demander : que prenez-vous et que laissez-vous de Freud et Lacan ? J’ai découvert qu’il y avait des dogmes qui ne faisaient pas débat, comme l’idée que toutes les femmes sont psychotiques à la naissance de leur enfant, qui est un substitut du phallus… » » (Autisme : « Le Mur », docu qui dérange des psys français)

Dans les deux documentaires, Sophie Robert donne la parole à plusieurs psychanalystes renommés qui s’expriment librement sur leur conception de l’autisme et de la sexualité. Leurs propos dévoilent progressivement une idéologie fortement patriarcale, avec son cortège de dogmes anti-femmes, anti-mères, pro-pédophiles et son inversion de la violence (violence du père projetée sur la mère).

Un exemple de cette idéologie patriarcale avec une phrase de la psychanalyse Jacqueline Schaeffer (extrait du film « Le mur ») : « l’inceste paternel ça fait pas tellement de dégâts, ça rend juste les filles un peu débiles, mais l’inceste maternel, ça fait de la psychose. » (Psychanalyse : des théories sexuelles machistes et dangereuses)

Voici une vidéo contenant l’extrait en question: Jacqueline Schaeffer: l’inceste paternel, ça rend les filles un peu débiles

Le mur ou la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme

Dès la sortie du film « Le mur » en septembre 2011, Sophie Robert a été confrontée à une forte réaction de la part de 3 psychanalystes qu’elle avait interviewés dans le film.

Ces derniers ont saisi la justice pour faire interdire le film. La censure a eu pour effet de créer un important mouvement de solidarité autour du film et de la cause de l’autisme.

« Dans ce documentaire, 11 psychanalystes renommés dévoilent leurs vision de l’autisme, qui serait selon eux la conséquence d’une mauvaise relation maternelle. Le traitement : attendre que l’enfant ait le désir de sortir de lui-même du monde dans lequel il s’est réfugié. (…) Le buzz provoqué par ce film a joué beaucoup dans le fait que l’autisme est la Grande Cause Nationale cette année. Il a également ouvert les yeux à plusieurs journalistes, qui avaient une image faussée de la prise en charge de l’autisme en France. Pour la première fois les parents ont un réel espoir de changement. » (Septembre 2011 : le mur dressé par les psychanalystes, dévoilé au grand public.)

Le 16 janvier 2014, la censure a enfin été levée. « La liberté d’expression et d’accès à l’information sur l’efficacité des thérapies dans l’autisme a prévalu. Après deux ans de bataille judiciaire, la Cour d’Appel de Douai a donné raison à Sophie Robert et à Autistes Sans Frontières le 16 janvier 2014 contre les censeurs. La censure contre le documentaire « Le Mur : la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme » est levée. » (Victoire ! La censure contre le documentaire Le Mur est enfin levée )

Voici un lien qui donne un accès gratuit aux 10 premières minutes du film, avec la possibilité de l’acheter : LE MUR ou la psychanalyse a l’épreuve de l’autisme

Et voici un extrait du film avec le passage sur le fameux crocodile utilisé par les psychanalystes pour symboliser « le ventre de la mère » et « les dents de la mère » : Le Mur – passage du crocodile

En raison de son importance, cet extrait de la mère crocodile est intégralement retranscrit en fin d’article.

La théorie sexuelle

Dans le second film, « La théorie sexuelle », des psychanalystes renommés exposent les théories sexuelles de la psychanalyse.

Ce film sorti en septembre 2012 n’a pas créé la même levée de boucliers de la part des psychanalystes.

« On avait déjà eu un bel aperçu de ces théories dans son premier film dédié à l’autisme avec des phrases choc, comme celle de la psychanalyste Jacqueline Schaeffer : l’inceste paternel ça fait pas tellement de dégâts, ça rend juste les filles un peu débiles, mais l’inceste maternel, ça fait de la psychose. (…) Dire que les professionnels (psychologues, psychothérapeutes, sexologues, etc.) d’orientation psychanalytique sont censés nous aider à résoudre nos problèmes psychologiques… Et qu’ils sont la majorité ! Bon, c’est logique, puisque les formations universitaires et professionnelles sont majoritairement axées sur l’approche psychanalytique du traitement des troubles psychologiques et mentaux. Après avoir vu ce teaser, on peut se demander comment sont pris en charge les enfants victimes d’abus sexuels, les victimes d’inceste. »  (Psychanalyse : des théories sexuelles machistes et dangereuses)

Voici le teaser du documentaire : La théorie sexuelle (teaser)

Et le même teaser avec sous-titrages anglais : Teaser Théorie Sexuelle version sous titrée anglais

En raison de son importance, ce teaser est intégralement retranscrit ci-dessous.

Transcription intégrale du teaser « La théorie sexuelle »

Le teaser

Titre : La psychanalyse dévoilée

Théorie sexuelle - sophie robert

Chapitre 1 : La théorie sexuelle (extrait)

Gérard Pommier (psychanalyste) : Y a pas de norme du désir sexuel pour l’être humain. C’est même un mystère de savoir comment il se fait que l’espèce humaine a pu se perpétuer, tellement c’est pas naturel.

Interviewer : Y a pas d’instinct sexuel chez les humains ?

Esthela Solano-Suarez (psychanalyste) : Non, c’est ce qui nous différencie des animaux. Ce que Lacan a avancé, c’est que pour les êtres qui sont les êtres assujettis au langage, il n’y a pas de rapport sexuel.

Jacqueline Schaeffer (psychanalyste) : Le refoulement, c’est quelque chose qui est tout à fait important, parce que la sexualité humaine, elle est de l’ordre de l’excès. On pourrait pas se laisser envahir par les pulsions sexuelles et le Moi, si vous voulez, est obligé de se défendre de ces pulsions sexuelles.

Jean-Michel Hirt (psychanalyste) : Il y a une répression du sexuel qui est une répression de ce qu’on peut appeler la barbarie du sexuel, la sauvagerie du sexuel. Enfin tout ce qui fait que le sexuel, pour Freud, les pulsions sexuelles, sont quand même des pulsions qui sont de l’ordre du cannibalisme, de l’inceste, du meurtre.

Jean-Pierre Winter (psychanalyste) : Disons, à l’horizon de la jouissance humaine, de ce qui fait jouir un être humain depuis la naissance, il y a une part de cette jouissance qui est fondamentalement nocive et qui cherche à se satisfaire.

Jacqueline Schaeffer (psychanalyste) : Un bon refoulement, c’est nécessaire.

Marie-Christine Laznik (psychanalyste) : Je me suis aperçue que énormément de jeunes femmes qui n’arrivaient pas à se trouver un conjoint stable étaient phalliquement lourdes. Alors la première lourdeur d’une femme, c’est d’être complètement autonome financièrement, d’avoir besoin en rien d’un homme. Donc déjà sur le plan portefeuille et sa carrière d’homme, il n’a aucun poids phallique.

Interviewer : Ca veut dire que gagner de l’argent, avoir une carrière, c’est être phallique ?

Marie-Christine Laznik (psychanalyste) : Ah ça, c’est phallique, oui. C’est même la définition de la phallicité.

Jacqueline Schaeffer (psychanalyste) : Plus la femme sera soumise, plus l’homme sera fort, plus l’homme sera viril.

Interviewer : Une femme ne peut pas être femme et mener une carrière et gagner de l’argent ? Automatiquement, il y a un hiatus entre les deux ?

Marie-Christine Laznik (psychanalyste) : En tout cas, elle devient une femme à phallicité lourde, pesante. Si elle est belle, c’est pire.Parce que la beauté, c’est phallique aussi.

Esthela Solano-Suarez (psychanalyste) : Le féminin, on a pas d’inscription dans l’inconscient. L’inconscient, on a ses productions, est plutôt une machine qui tourne autour du phallus, une machine phallique.

Jean-Michel Hirt (psychanalyste) : D’une certaine façon, le phallus représente l’acte sexuel dans sa réalisation potentielle. A savoir, pour qu’il y ait acte sexuel, il faut une érection, donc un pénis dressé. On ne représente pas le sexe féminin, puisque de toute façon, il n’est pas visible.

Interviewer : Mais la vulve, c’est pas quelque chose d’invisible.

Jean-Michel Hirt (psychanalyste) : c’est pas quelque chose d’invisible, mais c’est pas quelque chose qui en même temps est proéminent, comme le sexe masculin. C’est d’abord ce que l’on voit, que l’on désire. Et ce que l’on ne voit pas n’est pas vécu comme quelque chose de désirable.

Guidino Gosselin (psychanalyste) : Quand l’enfant découvre le sexe de sa mère, il voit un trou. Parce que le sexe féminin est le seul sexe qui n’a pas de signifiant pour le désigner. Quand vous désignez les lèvres, le vagin, ce n’est pas le sexe. Le sexe, c’est un trou, c’est un vide. Donc c’est le seul organe, je vais dire, qui n’a pas de signifiant propre. Y a le tour, comme le pot,excusez-moi, la métaphore. Le pot entoure un vide.

Interviewer : Mais la vulve, c’est un signifiant !

Guidino Gosselin (psychanalyste) : C’est un signifiant, mais ça n’est pas le sexe. Le sexe, eh bien, c’est le vide, c’est le vide.

Jean-Pierre Winter (psychanalyste) : Y a rien de plus authentiquement femme qu’une femme qui s’approche au plus près du masculin. Parce que, effectivement, le corps de la femme est phallique.

Gérard Pommier (psychanalyste) : La jouissance fémininereste tout au long de la vie, à titre de déclencheur ou même à titre complet, clitoridienne., c’est-à-dire phallique.

Esthela Solano-Suarez (psychanalyste) : La mascarade féminine, c’est l’usage du semblant. C’est-à-dire, c’est tout ce qui fait … les talons …

Interviewer : Le semblant de féminité !

Esthela Solano-Suarez (psychanalyste) : Le semblant de la féminité, n’est-ce pas ?

Interviewer : ça suppose que la féminité, c’est du faux !

Esthela Solano-Suarez (psychanalyste) : La féminité, c’est que du semblant.

Interviewer : Attendez, c’est très important ce que vous dites-là, parce que dans le langage courant, on peut dire « elles savent mettre en valeur leurs atouts sexuels, leurs atouts féminins ». Vous vous dites, ces atouts-là, c’est justement un masque.

Esthela Solano-Suarez (psychanalyste) : oui, oui.

Interviewer : C’est pour masquer une absence, c’est pour masquer ce qui n’existe pas.

Esthela Solano-Suarez (psychanalyste) : Voilà. C’est pour masquer la femme qui n’existe pas.

Gérard Pommier (psychanalyste) : Les filles sont d’abord des garçons. Y a pas d’essence du féminin. Je veux dire par là que les femmes vont voir dans les magazines qu’est-ce que c’est qu’une femme. C’est ce qui fait le succès des magazines féminins. C’est qu’il faut voir quels sont les repères.

Interviewer : Mais du côté féminin, vous ne pensez pas qu’une femme peut désirer simplement sexuellement un homme, avec son sexe de femme ?

Esthela Solano-Suarez (psychanalyste) : Oui, quand elles font l’homme.

Interviewer : Alors s’il n’y a pas de féminin dans l’inconscient, est-ce que la femme existe ?

Claude Parchliniak (psychanalyste) : Ben non, justement, c’est pour ça qu’elle n’existe pas. Enfin : les femmes existent, mais pas la femme, sauf dans la psychose.

Interviewer : La femme existe dans la psychose ?

Claude Parchliniak (psychanalyste) : On peut trouver la femme dans la psychose, oui.

Interviewer : Est-ce que c’est pas paradoxal pour une femme d’essayer d’aller mieux, tout en ayant à admettre que la femme n’existe pas ?

Esthela Solano-Suarez (psychanalyste) : La femme n’existe pas au sens de l’universel.

Interviewer : Mais y a un universel de l’homme ?

Esthela Solano-Suarez (psychanalyste) : Oui. Oui, oui.

Interviewer : Est-ce qu’il n’y a pas des cas où la vraie femme existe ?

Claude Parchliniak (psychanalyste) : C’est surtout dans les excès, puisque la vraie femme, comme Lacan en parle, c’est Médée qui détruit, qui tue ses enfants.

Interviewer : En quoi ces comportements sont des témoignages d’une vraie femme, de quelque chose d’authentiquement féminin ?

Claude Parchliniak (psychanalyste) : C’est-à-dire que la trahison déclenche la rupture avec le lien phallique, précisément à l’ordre phallique, et produit un déchaînement. Et pour les femmes, c’est du côté du « sans limite ».Elles passent hors la loi.

Interviewer : Hors la loi phallique ?

Claude Parchliniak (psychanalyste) : Hors la loi phallique.

Interviewer : Donc en cela, elles sont authentiquement femmes ?

Claude Parchliniak (psychanalyste) : Elles sont hors la loi et ce déchaînement, évidemment, conduit au pire. Donc la vraie femme, c’est pas recommandable.

Guidino Gosselin (psychanalyste) : Le pédophile, lui, va essayer de montrer que la différence sexuelle, le manque, n’existent pas. C’est ainsi qu’il va rechercher, il va tomber amoureux… dire ça, c’est quelque chose d’épouvantable, mais la pédophilie, c’est aussi … faut essayer d’entendre… je sais que ça à quelque chose de choquant, d’entendre qu’un pédophile est quelqu’un qui puisse être amoureux d’un enfant.

Interviewer : Pourquoi est-ce que Lacan a dit que seule la perversion permet le rapport sexuel ?

Esthela Solano-Suarez (psychanalyste) : La perversion, c’est écrit en deux mots : père – version. C’est-à-dire que c’est une version fantasmatique de la jouissance du père.

Guidino Gosselin (psychanalyste) : Le pédophile, lui, il veut être un bon père. C’est-à-dire un père non seulement qui aime l’enfant, qui fait preuve d’amour avec l’enfant, mais qui veut aussi que l’enfant puisse jouir, il veut reconnaître le droit à la jouissance de l’enfant.

Esthela Solano-Suarez (psychanalyste) : La « père-version » est quelque chose qui vient se substituer au niveau de l’ab-sence du sens sexuel qui ne s’inscrit pas dans l’inconscient.

Guidino Gosselin (psychanalyste) : Justement, on refoule, je crois, la vindicte… c’est par rapport à notre pédophilie que nous avons tous. Tous nos sentiments, toutes nos pulsions, mais nous l’avons refoulées… On ne peut pas être bon éducateur, excusez-moi, sans être quelque part… avoir un amour pour les enfants. On a tous des fantasmes et des rêves quelque part pervers. »

Transcription intégrale de l’extrait de la « mère crocodile » (film « Le mur »)

L’extrait de la « mère crocodile »

Crocodile 2

Tiré du film :
« Le mur ou la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme »

Dr. Geneviève Loison (psychanalyste lacanienne, pédopsychiatre référente, Lille) : C’est le crocodile (elle montre un crocodile en plastique). Voilà le crocodile. Alors le crocodile, il nous indique tout de suite de quoi il s’agit. Ils jouent avec. Quand ils mettent la main dedans, je suis inquiète, ou un objet dedans. Quand ils se mettent dessus, quand ils tapent dessus, je suis rassurée.

Interviewer : Pourquoi, qu’est-ce qu’il lui fait le crocodile ? Qu’est-ce que ça veut dire le crocodile ?

Dr. Geneviève Loison : Le crocodile, c’est le ventre de la mère, les dents de la mère

Interviewer : C’est ce que Lacan appelle, la mère crocodile ?

Dr. Geneviève Loison : Oui, alors tout le but de notre travail, c’est de lui interdire de manger, voilà, j’ai mis une barre (elle a mis un crayon en travers de la gueule du crocodile).

Interviewer : De manger l’enfant ?

Dr. Geneviève Loison : Voilà (elle acquiesce), voilà, voilà et alors l’enfant, quand il commence à sortir de ça, il met la main. Parfois, il met une figurine dedans.

Interviewer : Et ce crayon, il représente quoi ?

Dr. Geneviève Loison : Ça c’est… voilà, tu ne peux plus (elle replace le crayon en travers de la gueule du crocodile), c’est la barre.

Interviewer : C’est le phallus paternel ?

Dr. Geneviève Loison : Voilà (elle acquiesce) ! Tu ne peux plus !

Interviewer : C’est la loi du père ?

Dr. Geneviève Loison : Oui.

Interviewer : Qui barre l’enfant à sa mère.

Dr. Geneviève Loison : Voilà (elle acquiesce).

Interviewer : Et qui interdit à la mère de détruire l’enfant.

Dr. Geneviève Loison : Voilà (elle acquiesce). Et de le dévorer.

Interviewer : Est-ce que ça concerne aussi les autistes ?

Dr. Geneviève Loison : Eh oui, eh oui. Les autistes, c’est une question de stade. Voyez, on prend les enfants à un stade parfois … les autistes, c’est eux souvent, ils nous mettent l’enfant là-dedans (elle montre une petite peluche tortue avec une ouverture à l’arrière), ils se mettent là-dedans. Là, on est assez inquiets.

La tortue

La tortue avec son ouverture à l’arrière

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3 réflexions sur “La psychanalyse dévoilée : autisme et théorie sexuelle

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