Sexothérapie (SexoGestalt)

Ma pratique en sexothérapie (SexoGestalt) est fondée sur un regard féministe qui vise l’égalité femmes-hommes. L’objectif est de développer une sexualité dans laquelle les femmes puissent se reconnaître et s’épanouir sans se soumettre à la domination masculine dans la sexualité ni subir une sexualité exclusivement phallo-centrée.

La sexualité phallo-centrée avec domination masculine imprègne si fortement nos stéréotypes de la sexualité que même des partenaires lesbiennes ou gays la reproduisent, avec relation sexuelle de type dominant-e/dominé-e et centrage sur le phallus (pénis ou godmichets).

Contrairement à ce que l’on pourrait croire au premier abord, la conception féministe de la sexualité participe également à l’épanouissement sexuel des hommes puisqu’en s’ouvrant aux désirs des femmes ou de leurs partenaires gays, les hommes découvrent une richesse jusqu’alors inexplorée.

La plupart des problématiques sexuelles ont une origine socio-culturelle, relationnelle, psychologique et/ou traumatique. Celles résultant d’une pathologie physique sont plus rares. Une grande partie de ce que l’on pense être des troubles sexuels provient en réalité d’un simple manque de connaissances en matière de sexualité ou de préjugés/stéréotypes sur la sexualité.

Les dysfonctionnements sexuels que l’on retrouve le plus souvent sont :

– pour les femmes, la frigidité (absence de désir), le vaginisme (contraction musculaire de l’entrée du vagin) et la dyspareunie (douleurs pendant les rapports sexuels).

– pour les hommes, l’impuissance (pas d’érection ou peu d’érection), l’éjaculation prématurée (ou éjaculation précoce) et l’anéjaculation (absence d’éjaculation).

Le travail en sexothérapie consiste à aborder les problématiques sexuelles et à rechercher des solutions concrètes. Même dans les cas de pathologies physiques, ce travail permet de trouver des solutions et un équilibre sexuel. Lorsque les problèmes sexuels s’avèrent avoir une origine psychologique ou traumatique (nécessite d’abord des examens médicaux pour s’assurer qu’il n’y a pas de pathologie physique), le travail en sexothérapie intègre pendant un certain temps une démarche psychothérapeutique ou psychotraumatologique dans les cas de traumas.

Concernant les traumas, l’hypersexualisation ou au contraire les blocages sexuels physiques (vaginisme, etc.) ou psychiques (fixations, phobies, peurs, sidération, etc.) sont souvent la conséquence de traumas occasionnés par des violences sexuelles dans l’enfance.

Au cours du travail en sexothérapie, les femmes hétérosexuelles prennent souvent conscience que la frigidité (absence de désir) dont elles se croyaient atteintes provient de la sexualité pauvre du partenaire (sexualité andro-centrée). Ou que la dyspareunie (douleurs pendant les rapports sexuels) dont elles pensaient souffrir est la conséquence de maladresses ou de violences de la part de leur partenaire. Ce travail permet aussi aux femmes hétérosexuelles de sortir du stéréotype qu’une sexualité épanouie consiste à se plier à toutes les exigences masculines (fellations, sodomie, domination, etc.) en niant ses propres désirs et en subissant des violences.

Quant aux hommes, le travail en sexothérapie leur permet souvent de sortir du stéréotype qu’une sexualité épanouie consiste à avoir un grand pénis, une puissante érection et une capacité à dominer sa-son partenaire. L’exigence d’une forte et durable érection est souvent très anxiogène pour les hommes. Pour les cas d’impuissance (sans pathologie physique) et d’éjaculation prématurée (ou éjaculation précoce), le simple fait de se débarrasser de cette injonction et de découvrir d’autres manières de s’épanouir avec sa-son partenaire sexuel-le est en lui-même thérapeutique.

Ces prises de conscience en sexothérapie permettent aux femmes et aux hommes d’explorer avec leurs partenaires sexuel-le-s d’autres façons de faire, dans le respect, avec un plaisir partagé et sans anxiété.

Bon repas à déguster ensemble

La sexualité, comme un délicieux repas à déguster ensemble
(plaisir de tous les sens et plaisir de la relation).

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